Après les attentats de Paris, le tourisme a du mal à redémarrer

Les attentats de Paris du 13 novembre 2013 ont quelque peu handicapé le secteur touristique français, et surtout le tourisme parisien. Le plus dur est passé selon Richard Vainopoulos qui estime que plus que les événements eux-mêmes, leur surmédiatisation a surtout contribué à décourager les voyageurs pendant les semaines qui ont suivi.

Des conséquences variées en fonction des domaines

tourisme de luxeTous les professionnels du tourisme, y compris le tourisme de luxe, ont été fortement touchés au lendemain des événements. Les annulations de réservations, que ce soit pour les établissements hôteliers que pour les agences de voyages et autres prestataires du tourisme, se sont surtout fait ressentir pour la destination Paris.

Toutefois, la reprise s’est faite plus ou moins facilement en fonction des secteurs : certaines agences ont enregistré des partances pour l’étranger de personnes qui voulaient être loin de Paris, le tourisme de luxe est resté au point mort quelque temps avant de reprendre assez rapidement ses couleurs. Chez Leclerc Voyages, la baisse des demandes a été effective, mais le Directeur Général s’est montré optimiste et mise sur les « envies d’ailleurs » des français lassés de l’atmosphère après attentats.

Une étude du MKG a révélé que les professionnels de l’hôtellerie en France ont vu leur chiffre d’affaires baisser de 10% depuis les évènements, surtout les établissements se trouvant en région parisienne. Ces derniers ont vu leur taux de fréquentation par les touristes étrangers chuter et la situation a tendance à rester stationnaire. Certains palaces ont enregistré des baisses allant jusqu’à 50% laissant les dirigeants et propriétaire dans l’expectative et dans le doute d’un redémarrage de leurs activités.

Le transport aérien également victime

Le transport aérienLes effets des attentats de Paris sur le secteur du transport aérien sont plus que palpables. Pour Air France, le manque à gagner s’élève à quelque 50 millions d’euros, ADP pour sa part a enregistré un recul de trafic de 1,8% entre le mois de novembre et décembre 2015.

La situation ne semble pas vouloir s’améliorer étant donné que selon Forwardkeys, une société pouvant accéder aux données informatiques des agences de voyages, la destination Paris est toujours boudée par les touristes avec une baisse du nombre de réservations de plus de 28% trois semaines après les événements.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, plus optimiste, ne voyait toutefois pas les choses sous cet angle et annonçait un retour à la normale des choses en se basant sur la fréquentation des hôtels, des endroits touristiques et des boutiques pendant la première moitié du mois de décembre.




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